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L’île d’Arros des Seychelles devient une réserve naturelle

D'arros, Seychelles | July 24, 2014, Thursday @ 19:24 in En français » ENVIRONNEMENT | By: Rassin Vannier | Views: 2453
L’île d’Arros des Seychelles devient une réserve naturelle

l’Attol de d’Arros et St Joseph dans l'océan Indien à environ 250 km de Mahé l'île principale des Seychelles. Ces îles sont divisées par un canal étroit et profond, de 70m. © Save Our Seas Foundation - Photographie par Rainer von Brandis Photo License: CC-BY 3.0

(Seychelles News Agency) - Le ministère de l'Environnement et de l'Énergie des Seychelles a annoncé dans un communiqué que, suivant la volonté du propriétaire du groupe de l'île d'Arros, le gouvernement a officiellement classé le site comme  un parc national « la Réserve Spéciale d'Arros et Saint-Joseph » conformément à la loi sur la Conservation de la nature et des Parcs Naturels.

La réserve naturelle qui est déjà géré par la Fondation Save Our ​​Seas (SOSF) en collaboration avec le ministère de l'Environnement et de l'énergie, est déjà engagée dans un large éventail d'activités de conservation et d'éducation.

L’île d'Arros fait partie du groupe des îles Amirantes de l’archipel des Seychelles, situé dans l’Océan Indien. 

Elle se situe à 255 kilomètres au sud-ouest de Mahé et à 45 kilomètres à l'ouest de Desroches.

La nouvelle réserve naturelle comprend une aire marine protégée s'étendant sur un kilomètre de d'Arros et St Joseph.

Le vivaneau une espèce originaire de l'océan Indien et présent dans le lagon de d’Arros. Il vit sur ​​les récifs coralliens, et se trouve à des profondeurs de 4 à 180 m. © Save Our Seas Foundation Copyright 2014 - Photograph by Rainer von Brandis. Photo license: CC-BY 3.0

Dans cette zone il est interdit de pêcher, de ramasser des coquillages. 

L'ensemble de l’ atoll Saint-Joseph est devenu une réserve spéciale pour préserver sa biodiversité unique, tandis qu’une partie de l'île D'Arros sera  classée comme une zone humide dans le cadre du programme RAMSAR poursuit le communiqué.

Un plan de 10 ans a été conçu et mis en œuvre pour rétablir et de réhabiliter les espèces endémiques pour restaurer une partie de l'habitat d'origine.

Pour partager la connaissance de ce patrimoine naturel avec les enfants des Seychelles, SOSF organise deux fois par an, en collaboration avec le ministère de l’environnement et le ministère de l'Éducation, un camp de formation d'une semaine dans les îles de D'Arros et Saint Joseph.

Le ministre de l'Environnement et de l’Energie Prof Rolph Payet dit dans le communiqué que « nous devrions, tous être fiers que nous avons ajouté un autre joyau de notre succès de conservation, et les avantages pour les Seychelles iront au-delà des générations actuelles. Nos îles continuent à faire partie de notre patrimoine de biodiversité unique et avec Aldabra jetteront les bases d'un réseau d'aires protégées dans les îles des Seychelles. Les aires protégées bénéficieront également à l’ économique des Seychelles en matière de refuges pour les poissons et autres animaux marins ».

"Nous avons la chance de pouvoir observer la vie de plusieurs espèces proches de notre fondation. Il y a en particulier beaucoup de requins, raies manta ou des tortues ", ajoute le Dr Michael Scholl, directeur général de la Fondation SOSF.

L’atoll de d’Arros appartenait à la milliardaire française Lilianne de Bettencourt, jusqu’en 2012, lorsqu'elle a été obligée de vendre l’île.

Le nouveau propriétaire SOSF s’était engagé à faire de ces îles une réserve naturelle, permettant aux autorités seychelloises de récupérer l’un de ces joyaux.

Vendue pour 60 millions de dollars (49 millions d’euros), l’île avait valu un redressement fiscal à l’héritière de l’Oréal.

L’île d’Arros avait été au cœur d'une fraude fiscale, son acquisition entachée d'illégalité, Liliane Bettencourt ayant violé la législation en n'informant pas le gouvernement des Seychelles de son achat.

La milliardaire française a dû payer une amende de 8 millions de dollars (6,5 millions d'euros) pour régulariser l'achat effectué en 1997 et non déclaré au fisc français.

 

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Tags: D'Arros, Fondation Save Our ​​Seas, RAMSAR, Lilianne de Bettencourt, fraude fiscale

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