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Le vol des cocos de mer soulève l’indignation aux Seychelles

Praslin, Seychelles | October 7, 2014, Tuesday @ 20:49 in En français » ACTUALITÉS NATIONALES | By: Sharon Meriton Jean et Rassin Vannier | Views: 1708
Le vol des cocos de mer soulève l’indignation aux Seychelles

 Les restes des cocos de mer retrouvés dans la Vallée de Mai (Romano Laurence, Seychelles News Agency)

Photo license  

(Seychelles News Agency) -  Le coco de mer, un arbre endémique des Seychelles, connus sous le non scientifique de Lodoicea Maldivica, est inscrit sur la liste des espèces en danger de l’Uicn.

Il ne pousse naturellement qu’à Praslin la deuxième île de l’archipel.

Malgré tous les efforts entrepris pour protéger l’espèce de la disparition, le braconnage reste l’une des sources de menaces importantes de l’extension de l’espèce.

Ce week-end, 17 noix de coco de mer ont été volées dans la vallée de Mai, un site qui est classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 1983 et qui est gérée par la SIF, la Fondation des Îles Seychelles.

La découverte macabre s’est produite près de la route qui sépare l’île de Praslin en deux.

Les braconniers se sont attaqués à deux cocotiers de mers qui ont été dépourvus de toutes leurs noix
Il faut en moyenne 8 ans à une noix de coco de mer pour arriver à maturité.

"Toutes ces années de dur labeur parties », s’est indigné un gardien de la SIF, Andrea Radegonde.

La SIF, qui gère la Vallée de Mai a augmenté ces dernières années le nombre d'agents de sécurité qui surveillent les 19 hectares de cette forêt endémique.


Un employé de la Vallée de Mai brandit les restes d'un coco de mer  (Romano Laurence, Seychelles News Agency) Photo License: CC-BY


Réserves non protégées de coco de mer

L'autre réserve importante de Praslin, « Fond Ferdinand » qui a une superficie de 122 hectares avec nombreux arbres endémiques, dont plusieurs cocos de mer n'ont pas échappé à la destruction des hommes.

"Il y a trois mois, nous avons perdu 17 noix ", a dit à la SNA, le directeur du « Fond Ferdinand », Michel Gardette.
La réserve, qui a ouvert ses portes aux visiteurs l'année dernière, a trouvé un moyen pour empêcher cette nuisance, en investissant dans des agents de sécurité.

«Nous dépensons 85 mille roupies (environ 5,000€) par mois dans huit agents de sécurité pour patrouiller dans notre réserve», a dit Gardette.

«C'est la seule façon que nous avons trouvée pour décourager les braconniers", a-t-il dit.

D'autres incidents ont également été signalés dans la réserve de « Fond Peper », une forêt située à proximité de la Vallée de Mai, cependant ces vols ne sont pas aussi fréquemment rapportés.

Depuis le début de l’année, 22 noix de coco de mer ont été volées, selon le responsable de l'Autorité des Parcs Nationaux des Seychelles, (SNPA) Allen Cédras qui souhaite qu’un effort soit entrepris pour protéger cette espèce endémique.

Le coco de mer est considéré comme étant la plus grosse graine au monde.

Un des deux cocos de mer dont les graines ont ete volées  (Romano Laurence, Seychelles News Agency) Photo License: CC-BY

Cet incident à de nouveau soulevé un mécontentement de la part des plusieurs personnes sur les réseaux sociaux, qui faisaient la relation de ce cas de braconnage avec la foire culinaire de Praslin au mois de septembre, où le coco de mer était pour la première fois à l’honneur de nombreux plats de cuisine.

L’activité était organisée par le ministère du tourisme et de la Culture, qui rejette toute idée d’un rapprochement entre la foire culinaire et le vol de coco de mer.

« Je suis triste que des seychellois détruisent quelque chose qui fait partie de notre héritage » a dit à la SNA, le ministre du Tourisme et de la Culture Alain St Ange.

Pour le ministre St Ange, le braconnage des cocos de mer est dû à la forte demande de ce produit sur le marché international où il coûte plus de 400$ le kilogramme sur les marchés asiatiques ».

« La loi interdit de quitter le pays avec un coco de mer entier(sans permis), mais la loi n’interdit pas de posséder dans sa valise la noix de coco de mer en morceaux, il est très facile pour quelqu’un de se rendre à Singapour et d’obtenir une somme importante » a-t-il expliqué.

« Nous devons réfléchir ensemble pour voir comment mieux protéger cette ressource naturelle au même titre que l’environnement des espèces endémiques et de nos plages » t a-il dit.

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Tags: coco de mer, Vallee de Mai, Alain St Ange, l’UNESCO

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