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Interview: le SPM Mouvement Patriotique des Seychelles prévoit 50% de chance de gagner des sièges au parlement

Victoria Seychelles | August 31, 2016, Wednesday @ 15:15 in En français » POLITIQUE | By: Patsy Athanase , Sharon Uranie et Rassin Vannier | Views: 1466
Interview: le SPM Mouvement Patriotique des Seychelles prévoit 50% de chance de gagner des sièges au parlement

Le leader du Mouvement patriotique des Seychelles, (SPM) Régis Francourt, (Regis Francourt)

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(Seychelles News Agency) -  Le leader du Mouvement patriotique des Seychelles, (SPM) Régis Francourt, dit que son parti s’est fixé des «objectifs réalistes» qui visent deux sièges proportionnels, bien qu'il estime avoir une chance de remporter un ou deux districts dans les prochaines élections législatives du 8-10 septembre.

SPM alignera 23 candidats dans 25 circonscriptions électorales. Le parti n’aura pas de candidat à Takamaka - une région du sud de Mahé, l'île principale, et St Louis, un quartier central.

Enregistré depuis juillet, les membres du comité exécutif du SPM, en dehors de Francourt, sont tous des anciens membres de Lalyans Seselwa (l’Alliance des Seychellois ), un parti formé au début de l'année dernière par un ancien membre du parti au pouvoir, Patrick Pillay, pour contester les élections présidentielles. La majorité des membres du SPM ne sont pas en faveur de la position prise par la direction de Lalyans Seselwa de faire partie d'une coalition de l'opposition - Linyon Demokratik Seselwa - formé par les membres de quatre partis d'opposition. 

La SNA a rencontré Regis Francourt pour voir ce que son parti propose aux électeurs Seychellois.

SNA: Tout d'abord, qu’est-ce que le SPM propose aux électeurs Seychellois? Quels sont les principaux thèmes de votre manifeste?

RF: Nous considérons que le renforcement de notre démocratie comme primordiale, car de plus en plus des gens perdent confiance dans le processus démocratique. Les gens sont désintéressés sont en hausse et ne prennent pas la peine d’aller voter, car ils croient que cela ne fait aucune différence. Nous constatons que cette attitude est en hausse.

Voilà pourquoi nous disons que dans notre mouvement, nos députés seront libres de voter. Le leadership ne pourra pas leur dicter quoi voter. Ils consulteront bien sûr leurs collègues, mais le plus important, ils devront solliciter les points de vue des gens qui les ont élus, avant de voter. Cela permettra à l'électorat de se sentir impliqué dans le processus démocratique.

Deuxièmement, nous allons proposer l’introduction d’un mécanisme qui permettra aux électeurs de signer une pétition pour changer leur député si la majorité des personnes dans le quartier sont d'avis qu'il ne travaille pas dans leurs intérêts. Nous ne croyons pas que vous devez attendre cinq ans pour vous débarrasser d'un député inutile. Nous croyons également que les travaux de l'Assemblée nationale doivent être plus transparents et plus pertinents pour les électeurs et nous allons proposer ou appuyer des mesures raisonnables en ce sens.

La montée de la pauvreté dans nos districts est une préoccupation majeure pour nous et nous abstiendrons de donner notre appui aux budgets qui n’ont pas de propositions sérieuses pour faire face à la montée de la pauvreté. Compte tenu des contraintes budgétaires, nous avons l'intention d'avoir des discussions avec le ministre des Finances sur la nécessité d’établir un calendrier pour éliminer la TVA sur les produits alimentaires et sur les produits pour les nourrissons. Nous allons également appuyer sur la préoccupation principale au sujet des prix imposés par les cartels qui contrôlent le commerce et qui rendent la vie chère pour les personnes qui ont des revenus bas.

Enfin, nous croyons que tous les politiciens ont le devoir d'éliminer les tensions et les divisions qui affligent le pays. Ces tensions pourraient facilement déborder et mettre en péril la stabilité politique et économique de notre pays.

«Uni, nous nous tenons, divisé nous tombons», nous lançons un appel à l'unité. Nous sommes 'un peuple - un pays - sous un seul drapeau.

SNA: Pourquoi le SPM à crée un nouveau parti pour contester les élections à la place de se joindre à un parti déjà existant ?    

RF: Nous avons ressenti la nécessité de créer un nouveau parti d'opposition parce que nous ne croyons plus en Wavel Ramkalawan [leader du Seychelles national Party ] et de Patrick Pillay [leader de Lalyans Seselwa]. Si Lalyans Seselwa avait participé seul, les gens auraient eu une autre option que le SNP et il n'y aurait pas eu besoin de créer un nouveau parti.

Le fait que M. Pillay est rejoint le SNP, les gens n’avaient pas d’autres choix. Nous voulons une politique avec une approche différente, car nous ne sommes pas en faveur de la politique agressive de Ramkalawan.

Beaucoup de gens quittent le SNP pour rejoindre le PL [Parti Lepep]. C’est une tragédie!

Tous ceux qui ont soutenu Wavel à un moment où un autre, ont perdu foi en lui. Sa base de soutien a été s’est effritée et il n'a été gardé en vie que par Patrick Pillay. Nous croyons aussi que la coalition LDS [Linyon Demokratik Seselwa] ne repose pas sur des bases solides et c’est seulement une question de temps avant qu'elle ne s'effrite. Pour ce qui est de se joindre au Parti Lepep, cela est tout simplement hors de question. Cela n'arrivera jamais!

SNA: Le SPM est nouveau sur la scène politique et n’a présenté ses candidats, il y a seulement quelques semaines. Est-ce que vous avez eu suffisamment de temps pour vous familiariser avec les électeurs et présenter les propositions de votre parti?

RF: Eh bien, nous n’avons pas eu autant de temps que nous aurions aimé, mais cela étant dit, nous avons fait du  porte-à-porte et jusqu'à présent nous croyons que nous avons bien progressé et nous avons établi une base. Nous avons attiré beaucoup de partisans de LS [Linyon Sanzman], mais aussi beaucoup de gens qui, en décembre dernier ont voté pour les deux grands partis.

SNA: D’où proviennent les financements SPM?

RF: Nous n'avons pas fait une campagne coûteuse. Vous avez remarqué que nous n’avons pas organisé des rassemblements, loué des autobus et des voitures tous les week-ends. Nous ne sommes pas engagés dans du faste et du glamour, contrairement aux PL [parti au pouvoir] et LDS [une coalition d'opposition] qui peuvent se le permettre. Nos programmes sont fait maison.

Nos affiches ne sont pas chères et espacées sur les poteaux électriques. En fait, un de nos candidats qui travaille dans le bâtiment nous a fait don de contreplaqué pour nos affiches, et l'on a utilisé son camion pour les distribuer. On n'a pas eu beaucoup de frais de conception pour les dessins, cela a été été fait à la maison, y compris notre logo.

Nos candidats ont financé la grande majorité des coûts, mais certains candidats ont reçu des financements d’entreprises dans leur district.

Ce que nous avons fait, c’est de donner notre temps, de faire du porte-à-porte et de convaincre les gens que nous avons quelque chose de différent à offrir. C’est arrivé sans frais. Dans l'ensemble, cela été plus comme une opération artisanale, très stressante par moments, mais nous avons réussi uniquement grâce à un bon esprit d'équipe. Quand il y a de la volonté, il y a les moyens!

 

Le SPM s’est fixé des «objectifs réalistes»  de remporter un ou deux districts dans les prochaines élections législatives du 8-10 septembre. (Seychelles News Agency) Photo License: CC-BY

 SNA: Quels changements le SPM envisage de voir dans la nouvelle assemblée?

RF: Ce que nous voulons voir d'abord, c’est une Assemblée où il y a des débats et des échanges d'idées. Nous voulons voir les membres de l'Assemblée nationale exercer le pouvoir qui leur a été confié par l'électorat et demande à l'exécutif de rendre des comptes en particulier sur la façon dont l'argent public est utilisé.

Nous voulons avoir une bonne relation de travail entre le président de l’Assemblée Nationale, le secrétariat et les membres élus. Nous voulons voir un ensemble qui représente vraiment le point de vue du peuple. Nous voulons voir les membres de l'assemblée dédiés à la résolution des problèmes graves dans leurs districts et non pas simplement d’organiser un spectacle une fois par semaine, et irriter les téléspectateurs.

 

SNA: Si le SPM remporte des sièges comment allez-vous travailler avec les autres partis?

RF: Faut-il être élu, nous n’avons pas d'objections à travailler avec un autre parti aussi longtemps que les propositions qu'ils mettent en avant sont en ligne avec nos principes et dans l'intérêt du peuple des Seychelles, en particulier les pauvres. Nous allons engager des négociations lors de la mise en avant nos points de vue au gouvernement et à d'autres parties qui ont besoin de notre aide pour passer leur législation.

Si nous détenons la balance du pouvoir à l'Assemblée nationale, nous allons l'utiliser judicieusement et efficacement. Nous allons négocier avec les parties avec un esprit de compromis, ils ne devraient pas faire l'erreur de penser que notre manque d'agressivité est un signe de faiblesse; loin de là! Nous serons impitoyables dans la réalisation de nos objectifs, mais cela doit être fait sans cinéma.

SNA: Il y a eu une augmentation soudaine du nombre de personnes qui sont impliquées dans la politique. Y a-t-il la place pour tout le monde?

RF: Il est bon que les gens se sachent que la Constitution leur donne le droit de prendre part au processus démocratique et ils ne doivent pas être les esclaves des points de vue et des méthodes des deux grands partis.

Toutefois, le fait que d'autres parties surgissent, c’est une indication puissante que l'élite politique n’a plus le soutien d’un grand nombre de Seychellois.

Nous croyons qu'il y a toujours de la place sur la scène politique pour les autres parties. À la fin du jour, il pourrait y avoir une douzaine de partis, mais c’est l'électorat qui décidera de le garder ou pas.

Tant que le pouvoir de décider repose entre les mains du peuple, je ne pense pas que nous ayons quoi que ce soit à craindre.

SNA: Quelles sont les attentes du SPM pour les élections en termes de résultats?

RF: En tant que nouveau parti, nous avons fixé des objectifs réalistes. Nous avons dit que nous visons deux sièges proportionnels. Cependant, les indications sur le terrain suggèrent que nous pouvons avoir une chance de gagner un ou deux districts. Si ces indications se traduisent dans la réalité, cela changerait le paysage politique des Seychelles.

 La SNA publie un entretien avec les dirigeants des trois partis politiques contestant les élections de septembre, ainsi que les trois candidats indépendants. Les interviews apparaissent d’après l'ordre des candidats qui figurent sur le bulletin de vote.

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Tags: Mouvement Patriotique des Seychelles, SPM, Regis Francourt

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